Accessoire de mode devenu incontournable dans le style vintage, la casquette gavroche connaît aujourd’hui un gros succès dans l’univers de la mode, mais cela n’a pas toujours été le cas. Ce couvre-chef, déjà porté au XIXe siècle et très populaire au début du XXe, est revenu sur le devant de la scène grâce à la série Peaky Blinders. Son nom, emprunté au personnage emblématique des Misérables, « le gamin de Paris », renferme une histoire passionnante, celle d’une insurrection et d’un jeune qui incarnait l’esprit parisien.
Découvrez dans la suite de cet article l’historique de la casquette gavroche ainsi que les différents types de casquette gavroche.
Origine de la casquette gavroche
Une casquette d’ouvrier au XIXe siècle
L’histoire de la casquette gavroche commence en Angleterre, à la fin du XVIe siècle. En 1571, la reine Élisabeth Ire fait voter une loi : presque tous les habitants de plus de six ans doivent porter un bonnet en laine le dimanche et les jours de fête. Le but est d’aider les fabricants de bonnets du pays. Seuls les femmes et les nobles n’y sont pas obligés. La loi est arrêtée en 1597, car elle est trop difficile à faire respecter. Ce bonnet en laine n’est pas encore une casquette gavroche. Certains pensent que cette loi a rendu la casquette plate très courante chez les gens du peuple, mais on n’a pas de preuve. Ce bonnet en laine n’est pas encore une casquette gavroche. Mais au fil du temps, ces bonnets et casquettes de laine ont changé de forme. C’est de cette évolution que naît, à la fin du XIXe siècle, la casquette avec une visière, qui deviendra la casquette gavroche.
Pourquoi le nom « gavroche » ?
La casquette gavroche tient son nom d’un personnage du célèbre roman Les Misérables, publié par Victor Hugo en 1862. Gavroche est un petit garçon des rues de Paris, débrouillard et courageux, qui meurt sur une barricade lors de l’insurrection de juin 1832. Il est devenu le symbole des gamins de Paris, et c’est de lui que la casquette a pris son nom.
Évolution de la casquette gavroche : de la rue à la mode
Au début du XXe siècle, dans les grandes villes comme New York ou Londres, des milliers de garçons, les « newsboys », crient les titres du jour au coin des rues. Ils portent cette casquette parce qu’elle est solide, chaude et peu chère. C’est de là que vient son nom anglais, « newsboy cap », c’est-à-dire « casquette de vendeur de journaux ». Elle se répand ensuite en Europe, en France notamment.
Au milieu du XXe siècle, elle est moins portée, car d’autres casquettes, comme celle de baseball, prennent sa place. Mais elle ne disparaît jamais. En 2013, la série Peaky Blinders lui redonne un grand coup de projecteur. Son héros, Thomas Shelby, chef de gang plein de charisme, porte la casquette avec beaucoup de style. Grâce à la série, ces casquettes redeviennent très à la mode. Au fil du temps, elle est devenue un accessoire de mode incontournable. Portée d’abord par les ouvriers, puis dans la rue, elle est aujourd’hui adoptée par toutes les classes sociales, aussi bien par les hommes que par les femmes.
Les différents modèles de casquette gavroche
La laine :
c’est la matière d’origine. Elle est chaude et douce, idéale pour l’automne et l’hiver.


Le tweed :
un tissu de laine solide, souvent à chevrons ou à carreaux. C’est le choix classique et élégant.
Le coton : léger et respirant, il convient aux journées plus chaudes et donne un style décontracté.
Le lin : encore plus léger que la laine, il convient à l’été.
Le velours : souvent côtelé, il donne un côté plus doux et plus tendance.
Le cuir : plus moderne et plus robuste, pour un style urbain.
Le denim : décontracté, il se porte avec des tenues de tous les jours.


